La sagesse antique pour le système du nouveau monde

La sagesse antique pour le système

du nouveau monde

 

 

 

Le Bouddha a atteint l’illumination à l’âge de trente-cinq ans, puis a enseigné pendant quarante-cinq années la vérité (Dhamma) qu’il a réalisée grâce à sa sagesse pénétrante. Ce n’était point une révélation mais une réalisation de la vérité.

Les gens qui ont écouté son enseignement dirent à la fin de son sermon :

« C’est extrêmement merveilleux, Seigneur ; c’est extrêmement merveilleux, Seigneur, comme un vaisseau retourné sens dessus-dessous, ou ce qui est fermé est ouvert ; ou comme une personne qui montrerait le chemin à une autre égarée, ou encore comme quelqu’un qui voudrait tenir une lampe dans les ténèbres, désireux que ceux qui ont des yeux voient les formes, de la même manière, le Dhamma est déclaré par le Bienheureux de manières multiples. Je prends donc refuge dans le Bienheureux, le Dhamma et la communauté des disciples ou le Sangha. Veuillez, Bienheureux, me considérer comme un disciple laïc qui est aujourd’hui et jusqu’à la fin de sa vie demeurera dans ce refuge. ».

Son enseignement est excellent à son début, excellent en son milieu et excellent dans sa fin. Le Bouddha a enseigné ce qui mène à l’élimination de la passion non à son renforcement, au détachement et non à l’attachement, à la diminution et non à l’accumulation, à avoir peu de promesses et non beaucoup de promesses, à la concentration et non au mécontentement, à la retraite et non au grégarisme, au développement de l’énergie et non à l’indolence, à la frugalité et non à ce qui est luxueux. Ainsi est-il clair que l’ultime but de son enseignement n’est pas de renaître dans cinq paradis éphémères mais de réaliser le Nibbâna (la paix intérieure) dans cette vie même. Une fois, il faisait lui-même allusion à son enseignement, il a dit qu’il est à prendre intégralement et à mettre en pratique par la sagesse. Il a déclaré : « Ô moines, le Dhamma que j’ai découvert et transmis doit être entièrement appris par vous, pratiqué développé et élaboré en vous afin que cette vie sainte supporte pour longtemps ce qui peut être dans l’intérêt et pour  le   bonheur de beaucoup de monde par compassion pour le monde et pour le bien-être des dieux et des hommes, et que renferme ce Dhamma ? Les quatre fondements de l’attention, les quatre efforts corrects, les quatre chemins des facultés, les sept facteurs de l’illumination et la noble Voie octuple ». Voilà les enseignements du Bouddha. Nous avons en effet, une bonne opportunité pour étudier et pratiquer le Dhamma afin que nous aussi nous réalisions la suprême bénédiction du Nibbâna.

Quand nous pratiquons ces enseignements nous voyons que dans leur ensemble ils sont interdépendants et, une fois correctement développés, ils se tiennent tel un triangle stable. En effet, la totalité de l’enseignement du Bouddha doit être vue sous forme triangulaire. En d’autres termes, son enseignement peut être divisé en trois catégories, à savoir :

  1. les quatre nobles Vérités
  2. l’origine (la provenance dépendante)
  3. les trois caractéristiques de l’existence

Dans le bouddhisme l’attention où la vigilance revêt un caractère particulier. Dans ce but, le Bouddha a particulièrement recommandé l’attention sur la respiration en méditation. Quand l’attention sur la respiration est mise en pratique et développée, elle réalise les quatre fondements de l’attention qui est enseignée par le Bouddha comme étant le seul moyen pour la purification des êtres. Dans l’un de ses plus importants discours sur le développement du mental voir sur la méditation, le Bouddha a déclaré clairement : « L’attention sur la respiration, ô moines, doit être développée. Quand l’attention sur la respiration est développée, elle réalise les quatre fondements de l’attention. Quand les quatre fondements de l’attention sont développés, ils réalisent les sept facteurs de l’illumination. Quand les sept facteurs de l’illumination sont bien développés, ils réalisent la connaissance et la délivrance. ».

Les Bouddhas naissent pour ce monde afin de lui montrer la voie correcte et directe qui mène à la délivrance. Mais nous devrions ne pas oublier, nous devrions aussi nous efforcer par nous-mêmes sur la voie.

Le Bouddha Sakyamuni Gotama, personne historique, a pratiqué la méditation de l’introspection et réalisé ce Dhamma par cette sagesse intuitive. En mettant en évidence sa compassion illimitée et son amour-bienveillance, il nous invite à « venir et voir » son Dhamma afin que nous le pratiquions et le réalisions par nous-mêmes. Il n’a jamais voulu que nous suivions aveuglément son enseignement. Il a toujours répété : « Soyez votre propre île, soyez votre propre refuge, vous n’avez pas d’autre refuge. ». Par « île » il fait allusion au Dhamma.  En outre, chaque fois que le Bouddha enseignait le Dhamma, il n’en dissimulait rien. Une fois, il s’est adressé à son disciple principal Ânanda, le Bouddha a dit : « Ânanda, le Tathâgata ne garde pas d’enseignement secret ».

Lorsque que nous pratiquons et suivons l’enseignement du Bouddha dans notre vie quotidienne, autrement dit, afin d’être bouddhiste, il nous incombe d’accomplir trois choses :

  1. pratiquer la générosité
  2. pratiquer la moralité
  3. pratiquer la méditation

En premier lieu, nous pensons à la générosité et non pas uniquement envers les bouddhistes. Dans de nombreuses religions, la générosité est louée et recommandée. Quand on fait un don, on réduit facilement cupidité et attachement aux choses. Voilà ce qu’il y a de plus essentiel à développer pour l’éradication des souillures et la réalisation de l’Illumination. Cependant, donner aux nécessiteux et faire l’aumône aux hommes vertueux ou partager avec les amis, est recommandé comme un geste sublime, dans l’enseignement du Bouddha.

Deuxièmement, pratiquez la moralité, élément essentiel dans le processus de la pratique bouddhique. Le Bouddha lui-même a dit une fois : « Vivre un seul jour dans la moralité est préférable à cent ans de vie dans l’immoralité et la perversité. ». Il est fondamental pour un bouddhiste de s’empêcher de tuer, et, positivement, il doit propager l’amour-compassion en le transmettant à tous les êtres. C’est un dynamisme, une force, une énergie et un pouvoir qui nous aide de multiples manières, principalement dans notre vie quotidienne pour mener celle-ci vers le bonheur et la paix. De même les bouddhistes doivent s’abstenir de prendre ce qui ne leur est pas donné, d’abus sur le plan sensuel, de mentir et de consommer des produits intoxicants, ce sont là les cinq préceptes fondamentaux à respecter par les êtres civilisés.

Le troisième aspect est la méditation. C’est le point sur lequel le bouddhisme diffère des  autres religions. Dans presque toutes les religions de nos jours, on enseigne un type de méditation. La plupart pratique la méditation de la concentration. Le bouddhisme enseigne quarante types d’objet de concentration. Mais ce qui est unique dans la méditation bouddhique c’est la méditation de l’introspection qui est connue sous le nom de « vipassanâ ». Lorsque que nous pratiquons cette méditation, nous réaliserons trois caractéristiques de l’existence, l’origine dépendante et les quatre Nobles Vérités. C’est à travers cette réalisation que l’on accède au sommet de l’enseignement du Bouddha.

Comme mentionné plus haut, l’attention dans le bouddhisme réfère à une vigilance extrême. Lorsqu’on devient vigilant, on devient sage de facto. Cette vigilance conjointe à la sagesse nous mène vers une vie heureuse ici même. Soyons sages en assimilant cet enseignement du Bouddha qui est une sagesse ancienne découverte et transmise par celui-ci il y a près de 2600 ans pour le bien et le bonheur des dieux et des hommes.

Soyez dans la paix et le bonheur.

 

 

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