Les faveurs de Bouddha envers les êtres humains

Les faveurs de bouddha envers les êtres humains

Parmi tous les grands fondateurs des religions dans le monde seul Bouddha déclare être autre qu’un être humain. Bien qu’il fût considéré comme un homme, il était un être extraordinaire ayant accompli, dans d’innombrables naissances, la perfection supérieure par l’accomplissement des dasa parami ou les dix perfections :

dâna, charité ;

sîla, moralité ;

nekkhamma, renonciation ;

pañña, sagesse ;

viriya, persévérance ;

khanti, patience ;

sacca, droiture ;

adhitthana, détermination ;

metta, l’amour bienveillant ;

upekkha, équanimité.

Il était un acchariya manussa (le plus merveilleux être humain) dans ce monde. Il ne se considérait pas comme un dieu ni ne demandait à ses disciples de le considérer comme tel. Mais on peut à juste titre le considérer comme devatideva, maître des dieux, ou roi de ceux-ci.

La majorité des fondateurs de religions s’estimaient comme étant des incarnations de dieux ou inspirés par Dieu. Bouddha n’a reçu aucune inspiration ou pouvoir extérieur de dieux, attribuant toutes ses réalisations et accomplissements aux efforts humains, et à l’intelligence humaine. Après avoir accompli le dasa paramita, Bouddha déclara que seul un homme, et non pas même Dieu ou des dieux, peuvent réaliser le but ultime de la bouddhéité.

Chaque être humain possède au-dedans de lui la potentialité d’être un Bouddha s’il veut ainsi le devenir, et s’efforce dans ce sens. Selon Bouddha, la position de l’homme est suprême. L’homme est son propre maître, et il n’y a pas d’être ou pouvoir supérieur qui jugera sa destinée. Il a averti ses disciples d’être un « refuge par eux-mêmes », et de ne jamais chercher refuge ou aide de quelqu’un d’autre. Il enseigna, encouragea et stimula toute personne à développer son être et à réaliser sa propre émancipation, car l’homme possède la capacité de se libérer de tous liens par son effort personnel, son intelligence et sa confiance en soi.

Bouddha n’était pas seulement un maître religieux, mais aussi réformateur social, car il a condamné et éradiqué nombre de maux sociaux qui sévissaient à son époque. Là, je vais mettre en relief certaines de ses contributions en faveur de l’humanité.

LE SYSTÈME DES CASTES

A l’époque de Bouddha, au 6ème siècle avant Jésus Christ, le système des castes était de rigueur en Inde. Bouddha l’a contesté avec vigueur du fait qu’il entrave dangereusement le progrès de l’humanité.

Les Brahmanes : C’était la classe des prêtres, et l’on croyait qu’ils détenaient la clé du paradis ; qu’ils naissent de la bouche de Maha Brahma créateur, dit-on, du monde ;

 

Khattiyas : la classe des gouverneurs. Ils appartiennent aux familles royales. L’on pensait qu’ils naissent du nombril de Maha Brahma ;

 

Vaishyas : C’était les hommes d’affaires, qui naissent dit-on du genoux de Maha Brahma ;

 

Sudras : C’était la caste des esclaves et servants des autres castes. Ils étaient privés de toute liberté. On croyait qu’ils naissent des pieds de Maha Brahma.

 

Bouddha dit en référence à ce qui précède :

« Par naissance, personne n’est hors-caste. Par naissance, personne n’est Brahmane.

C’est par les actions que l’on est hors-caste. C’est par les actions que l’on est Brahmane ». Dans le bouddhisme, caste ou couleur n’empêche quiconque de s’intégrer à la religion, ou d’adhérer au sangha. Balayeurs, barbiers et hors-caste joignirent le sangha (l’ordre des moines) du temps de Bouddha, aussi bien que Brahmanes et princes. Tous étaient traités avec les même privilèges et à pied d’égalité.

 

LIBERTÉ DE PENSER

 

Certains ont l’habitude de prétendre être libres penseurs, donc sans religion. Mais si quelqu’un est « libre penseur » il doit être Bouddhiste ; car Bouddha encouragea la liberté de penser, cas unique dans l’histoire de toutes les religions. Cette liberté est nécessaire car, selon Bouddha, l’émancipation de l’homme dépend de sa propre réalisation de la vérité, et non de la grâce accordée par un dieu ou une puissance extérieure, en récompense d’une conduite loyale et bonne. Le Bienheureux n’a jamais dit à ses disciples : « priez et croyez ». Il disait : venez voir, venez examiner. Ne soyez en rien d’une foi aveugle.

Bouddha condamne la foi aveugle à laquelle il substitue saddhâ : la confiance basée sur la connaissance et le discernement. Bien qu’un Bouddhiste cherche refuge dans Bouddha ce dernier étant son maître de morale, il ne se livre pas ni ne sacrifie sa liberté de penser. Un Bouddhiste ne sacrifie pas sa liberté de penser, et exerce sa libre volonté même à l’échelle de devenir Bouddha. Qui que ce soit qui désire atteindre nibbâna- l’émancipation, ne doit compter que sur sa propre compréhension non influencée par des dogmes ou une foi aveugle.

Si vous lisez ou vous vous référez au Kalama Sutta, vous comprendrez à quel point Bouddha accordait à ses disciples la liberté de la pensée.

 

Bouddha dit :

 

–« Ne croyez pas une chose (simplement) parce que vous l’avez entendue ; ne croyez pas en la tradition que rapportent vos livres de religion ; ne croyez pas à la légère en l’autorité de votre maître et de vos aînés ; mais après observation et analyse, lorsque vous trouvez la chose en question conforme à la raison, et menant au bien et à l’avantage de l’individu et de l’ensemble, acceptez-la et vivez en harmonie avec. » Le progrès spirituel n’est possible que lorsque la liberté de pensée est acquise, et il ne peut pas y avoir progrès mental tant que sévit la foi aveugle. La liberté de la pensée conduit au progrès mental, alors que le dogmatisme mène à la stagnation, la rétrogression et à la dégénération mentale.

 

LE STATUT DE LA FEMME

 

Bouddha a élevé le statut des femmes, et les a amenées à la réalisation de leur importance dans la société. Elles se situaient auparavant sous des circonstances défavorables. Au sixième siècle avant Jésus-Christ, les femmes vivaient soumises à des restrictions sévères imposées par les Brahmanes, et leur place était réduite à la cuisine.

Pour la première fois dans l’histoire du monde, le Bienheureux a établi l’ordre des nonnes ; Les femmes ont reçu la possibilité de briser les entraves qui les liaient, dans l’Inde ancienne, et de conquérir la liberté. L’ordre des nonnes était bénéfique pour les femmes, celles-ci, de tous les rangs de la société : reines, princesses, veuves, servantes et même courtisanes s’y trouvaient dans la parfaite égalité, et y vivaient dans la paix et la consolation.

 

Une fois, le roi de kosala était triste du fait que son premier enfant né de son épouse la reine Mallika, était une fille. Le roi se considérait malchanceux à cause de cela. Mais Bouddha l’a condamné en ces termes ; « Ô Roi, une fille peut incarner une meilleure progéniture qu’un garçon. » Bouddha donc, a donné à la femme une place élevée, il y a 25 siècles, et la dette que les femmes doivent à Bouddha est très grande.

 

COMPASSION A L’ÉGARD DU MALADE

 

Un jour, alors que Bouddha marchait dans le temple, il a vu un Bhikkhu (moine) atteint d’une maladie incurable ; il souffrait d’une terrible maladie de la peau. Bouddha s’est mis à aider le moine malade, et à le servir de ses propres mains. Puis, à l’assemblée des moines, Bouddha expliquait l’importance de tout soutien et service envers un malade. Il a déclaré : « Qui sert un malade me sert. »

 

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