Notre plus grand devoir

La dernière tétrade renvoie au Dhamma : la nature et la Vérité de la nature. Quand citta est maitrisé et obtient le samādhi qui est nécessaire, utilisez ce citta pour vous acquitter de la plus haute tâche. Par la plus haute, nous signifions la tâche de connaître, de réaliser la Vérité. Grâce à vipassanā, en observant (les phénomènes) avec vigilance et avec un esprit concentré, nous voyons la Vérité de toutes les choses. Nous réalisons que tous les phénomènes sont impermanents. Tout ce que nous expérimentons dans le présent est impermanent. Même les choses dont nous ne sommes pas conscients sont impermanentes, c’est-à-dire, en changement et transformations perpétuels. La seule exception s’applique à nibbāna, la seule chose qui ne change jamais. Ainsi, nous connaissons l’aspect aniccam de toutes choses. De surcroît, le fait de l’impermanence nous opprime et nous force à expérimenter dukkha. En vérité, cet état de dukkha ne peut être enduré par qui que ce soit ; il n’existe pas de soi ou d’âme qui peut se dresser face à elle. C’est anattā. Et donc nous réalisons aniccam-dukkham-anattā. Appréhendés ensemble, nous les appelons sunnata, vacuité du soi. Ensuite, connaissez tathata, la quiddité ou « juste comme ça ». Ceci est la première étape de la quatrième tétrade. Cela s’appelle « aniccam-nupassi ». Ce mot seul englobe la réalisation de aniccam-dukkham-anatta-sunnata-tathata ! Ils sont regroupés ensemble dans la même phase, car ils sont tous la résultante du fait de percevoir aniccam de façon directe. (C.8)

En continuant, nous voyons ceci : oh ! Une fois que aniccam est contemplé, une fois que l’impermanence est réalisée, l’attachement commence à s’estomper. Il se dissout et s’estompe petit à petit. Cela s’appelle réaliser viraga. Réalisant cette dissolution de l’attachement mène à : Owwh ! C’est fini l’attachement est « caput » ! Cela s’appelle réaliser nirodha : l’extinction complète de toutes les souillures et de dukkha. Si dukkha est éradiquée, alors nous réalisons : Wow ! Maintenant, c’est fini pour de bon, maintenant c’est complètement terminé. Nos fonctions et devoirs ont été réalisés et terminés. Il ne reste rien d’autre à faire. Il n’existe pas de dukkha ou de problème restant auxquels nous devrions être confrontés à nouveau. Cela s’appelle patinissagga : le jeter tout au loin. Il ne reste plus rien. C’est la tétrade finale, dhammanupassana, concernant la Vérité (saccā) de toutes choses. (C.9)