Vénérable Chandaratana

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na ca so na ca añño

On est ni le même ni un autre

Tout est impermanent

Selon l’enseignement du Bouddha, rien n’est permanent dans ce monde. Dans son premier sermon à Bénarès, le Bouddha dit: « Tout ce qui a la nature de l’apparition a la nature de la cessation:  un être, une chose,  un système… Le Bouddha a enseigné, en outre, que toutes les choses conditionnées sont impermanentes. Ainsi, dukkha (les cinq agrégats) porte en lui la nature de la cessation.

Nous savons bien qu’un être n’est que combinaison de forces ou énergies physiques et mentales Ce que nous appelons « mort » consiste en l’arrêt complet du fonctionnement de l’organisme physique. Mais ces forces et énergies ne cessent pas avec la cessation du fonctionnement de l’organisme. La volonté, le désir, la soif d’exister, la  soif de devenir, cette plus puissante énergie ne disparaît pas avec l’arrêt du fonctionnement de notre corps. Après la mort, ces forces continuent à se manifester sous une autre forme produisant une re-existence qu’on appelle renaissance. Ici les photographies nous montrent ce qui est très important. L’on se demande souvent s’il n’y a pas de substance tel que « soi » ou « âme », car qu’est-ce qui peut ré-exister se demande-t-on, et qu’est-ce qui renaît après la mort.

Considérons donc ce qu’est la vie présente. Comment, maintenant , elle se continue. Ce que nous appelons     vie c’est la combinaisons des cinq agrégats, une combinaisons d’énergies physiques et mentales. Celles-ci changent continuellement  elles ne restent pas identiques pendant deux  instants consécutifs. Elles naissent et meurent à chaque instant. Quand les agrégats apparaissent, déclinent et meurent, à chaque instant vous naissez, vous déclinez , vous mourrez

Comparez ces  photos ci-dessous. Les photos 1-2-3 personne ne peut dire c’était le Vénérable Chandaratana. Cet âge est complètement mort, totalement chargé. Vous voyez bien les changements. Quand nous regardons  ces photos nous pouvons comprendre dans cette vie même que nous mourrons et nous naissons des milliers de fois. C’est une série qui continue sans rupture mais qui, cependant, change à chaque instant. La série à proprement parler, n’est rien que du mouvement, C’est comme une flamme qui brûle pendant la nuit. Ce n’est pas la même ce n’en est pas non plus une autre. Un enfant grandit, devient homme de cinquante ans. Il est évident que cet homme n’est pas le même que l’enfant né cinquante ans auparavant.

Nous, qui  mourrons  ici, renaissons ailleurs sans rester la même personne ni une  autre ( ne ca so na ca anno). C’est une continuité de la même série.

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