Vieillesse et mort

Vieillesse et Mort

Jātipaccayā jarāmaranam, ‟dépendant de la naissance apparaissent la vieillesse et la mort ; et avec elles, apparaissent naturellement la souffrance, la lamentation, la douleur, le chagrin et le désespoir. ˮ La naissance est inévitablement suivie de la vieillesse et de la mort; et en l’absence de naissance il n’y aura point de vieillesse et de mort. Ainsi cette masse complète de souffrance est produite en dépendant de la genèse interdépendante à douze facteurs (Paṭicca-samuppāda). La vieillesse et la mort sont suivies de la naissance et la naissance pour sa part, est suivie de la vieillesse et de la mort et cette paire ainsi se succède dans une succession déroutante. Rien de mondain n’est stable; tout s’écoule dans un tourbillon. L’homme conçoit des espoirs remplis de souhaits et fait des projets pour le lendemain, mais un jour, d’une nature soudaine peut-être et imprévisible, arrive l’heure inévitable de la mort qui met fin à ce bref temps d’existence, et réduit nos espoirs à néant. Aussi longtemps qu’un homme est attaché à l’existence en raison de son ignorance, l’envie impérieuse et l’adhérence, pour lui la mort n’est point la fin dernière. Il continuera sa carrière consistant à tournoyer le long de la roue de la vie, et il sera tordu et déchiré entre les rayons de l’agonie. Ainsi, contemplant le monde et les différentes sortes d’hommes et de femmes qui nous entourent, et les différences au sujet de leurs fortunes variées, nous savons que ces dernières ne peuvent être dues au simple hasard.

Un pouvoir ou agent externe qui punit les mauvaises actions et récompense les bonnes actions des êtres n’a pas sa place dans la pensée bouddhique. Les bouddhistes ne recourent point à une personne ayant reçu une grâce spéciale et ils ne prient pas non plus une personne imperceptible qui leur accorderait la délivrance. Même le Bouddha suprême ne pourrait les libérer des liens du saṃsāra. En nous-mêmes siège le pouvoir de sculpter nos vies. Les Bouddhistes sont ‟Kammavādins”, croyants dans l’efficacité des bonnes et des mauvaises actions.

Conformément aux enseignements du Bouddha, la cause directe des distinctions et des inégalités de naissances dans cette vie, ce sont les (atātakamma) actions bonnes ou mauvaises de chaque être individuel dans des vies passées. En d’autres termes, chaque homme récolte ce qu’il a semé dans le passé. D’une manière identique ses actions ici-bas façonnent son au-delà.

Dans toutes les actions, bonnes ou mauvaises, l’esprit est le facteur le plus important. “Tous les états mentaux ont l’esprit pour précurseur; l’esprit est le chef, toutes les choses sont faites de l’esprit. Si quelqu’un parle ou agit avec un esprit souillé, la douleur le suit en conséquence comme la roue du chariot suit le pied de la bête qui le traîne.” De la même manière, en conséquence des pensées produites, des paroles prononcées et des actes commis avec un esprit pur et placide, le bonheur suit l’être comme son ombre inséparable.

L’homme change toujours que ce soit pour le bien ou pour le mal. Ce changement est inévitable et dépend entièrement de ses propres actions et de rien d’autre.

Le monde semble imparfait et mal équilibré. Nous sommes trop souvent confrontés à de nombreuses difficultés et défauts. Les hommes diffèrent les uns des autres par des voies et des aspects multiples. Parmi nous êtres humains, laissons le monde animal de côté, nous en voyons certains qui sont des pauvres diables misérables, plongés dans une détresse profonde et ultimement malheureux, d’autres naissent dans un état d’abondance et de bonheur en jouissant d’une vie luxueuse et ne connaissant rien des malheurs du monde et de la vie. A nouveau, quelques élus sont dotés d’un intellect vif et d’une grande capacité mentale, tandis que d’autres sont enveloppés dans l’ignorance. Comment se fait-il que quelques-uns parmi nous soient bénis par la santé, la beauté, des amis sincères et des membres de famille aimants tandis que d’autres sont des gringalets méprisables, nécessiteux et solitaires ? Comment se fait-il que certains soient nés pour jouir d’une longue vie tandis que d’autres trépassent dans le plein bourgeon de la jeunesse ? Pourquoi certains sont-ils bénis par la richesse, la renommée et la reconnaissance sociale ? Pourquoi quelques élus se voient-ils donnés en pleine mesure toutes les choses que les êtres humains méritent d’obtenir tandis que d’autres sont totalement négligés ? Ce sont des problèmes complexes qui demandent une solution.

Si nous nous arrêtons un moment et investiguons impartialement ou encore enquêtons intelligemment sur les choses, nous réaliserons que toutes ces grandes différences ne sont pas l’œuvre d’un agent externe ou d’un être surhumain. Nous réaliserons que nous sommes responsables de nos actions qu’elles soient bonnes ou mauvaises et que nous sommes nous-mêmes les façonneurs de notre propre Kamma.

Ainsi déclare le Bouddha

‟Conformément à la graine qui est semée

Ainsi est le fruit que nous en récoltons.

Le faiseur de bien accumulera du bien,

Le faiseur de mal récoltera du mal.

Semée est la graine et vous goûterez

le fruit de cela. ˮ

Il est simplement impossible de concevoir un agent externe ou quelque être tout puissant qui distribue ses dons à des personnes diverses par des mesures diverses, et qui parfois déverse tous ses dons sur un seul individu. N’est-ce pas plus rationnel de dire que :

‟Quoiqu’un homme fasse, il retrouva quelque chose de similaire; l’homme bon recevra le bien; et le mal sera reçu par celui qui l’a fait : Et donc nos actes sont pareils à des graines et ils produisent des fruits de différentes sortes. ˮ

‟Qui travailla dur comme un esclave deviendra un Prince

Pour son aimable mérite accumulé,

Qui régna comme un roi errera sur la terre vêtu de haillons

Car les êtres se font et se défont ˮ

Les Bouddhistes ne blâment pas le Bouddha ou un être surhumain ou un Deva ou encore une personne ayant reçu une grâce spéciale pour les maux du genre humain ni ne les louent pour le bonheur que les hommes expérimentent.

C’est la connaissance du kamma (kammavipāka), la loi de causes à effets, ou la causalité morale, qui exhorte un vrai Bouddhiste à s’abstenir du mal et à faire le bien. Celui qui comprend les causes et effets sait pertinemment que ce sont ses propres actions et rien d’autre qui rendent sa vie misérable ou autrement. Il sait que la cause directe des distinctions et des inégalités à la naissance dans cette vie, ce sont les bonnes et mauvaises actions de chaque individu dans des vies passées et dans cette vie.

L’homme d’aujourd’hui est le résultat de millions de répétitions de pensées et d’actions. Il n’est pas construit une fois pour toutes; il devient, et est encore en devenir. Son caractère est prédéterminé par ses propres choix. La pensée, l’acte qu’il choisit, cela par habitude il le devient.

Il devrait, cependant, être établi le fait que conformément au Bouddhisme tout ce qui arrive n’est pas toujours seulement du aux actions passées. Du temps du Bouddha, des sectaires tels que les Nigaṇtha Nātaputta, Makkhali Gosala et d’autres, soutinrent la vue que quoique l’individu expérimente, que ce soit agréable ou désagréable ou ni l’un ni l’autre, tout ceci est le résultat des actions passées ou du kamma passé. Le Bouddha, cependant, rejeta cette théorie d’une détermination exclusive par le passé (pubbekatahetu) comme étant déraisonnable. Donc il n’est pas vrai de dire que toutes les choses qui arrivent dont dues au kamma passé ou aux actions antérieures.

N’est-il pas absurde pour un étudiant qui rate ses examens en raison d’une pure négligence de sa part, d’attribuer cet échec à son kamma passé? N’est-il pas aussi ridicule pour une personne de courir ici et là sans prêter attention à quoi que ce soit, de se blesser contre une pierre ou quelque chose de similaire, et attribuer cette mésaventure à son kamma ou à ses actions passées? Quelqu’un peut multiplier de tels exemples pour montrer que tout n’est pas dû à des actions commises dans le passé.

Mais quand les causes et conditions des choses sont détruites, les effets cessent automatiquement. La souffrance disparaîtra si les racines variées des causes de cette souffrance sont éliminées. Un homme, par exemple, qui réduit en cendres une graine de mangue, met fin à son pouvoir de germination et cette graine ne produira jamais de manguier. C’est la même chose qui se produit avec toutes les formations conditionnées (saṅkhāra), animées ou inanimées. Comme le kamma est notre propre manufacture, nous avons le pouvoir de briser cette chaîne sans fin, cette roue de l’existence (bhavacakka). Se référant à ces êtres illuminés qui se sont conquis eux-mêmes par le déracinement des souillures, le Bouddha dit dans le Ratana Sutta :

‟Leur passé est éteint, il n’y a plus non plus de devenir nouveau, leurs esprits ne sont pas attachés à une naissance future, leurs désirs ne se développent pas ‒ ces sages s’en vont pareillement à cette lampe. ˮ

Le paṭicca-samuppāda, avec ses douze liens commençant par l’ignorance et se terminant par la vieillesse et la mort, montre comment l’homme étant enchaîné, il erre dans le saṁsāra naissance après naissance. Mais en étant débarrassé de ces douze facteurs, l’homme peut se libérer de la souffrance et des renaissances. Le Bouddha nous a enseigné la voie qui met fin à cette errance répétée. C’est en nous efforçant d’arrêter cette Roue de l’Existence que nous pourrions trouver la voie hors de cet enchevêtrement. La parole du Bouddha qui parle de cette cessation de la souffrance est décrite ainsi :

‟Par l’entière cessation de l’ignorance les formations volitives cessent;

Par la cessation des formations volitives, la conscience;

Par la cessation de la conscience, la mentalité-matérialité;

Par la cessation de la mentalité-matérialité, la base sextuple;

Par la cessation de la base sextuple, le contact;

Par la cessation du contact, la sensation;

Par la cessation de la sensation, l’envie impérieuse;

Par la cessation de l’envie impérieuse, l’adhérence;

Par la cessation de l’adhérence, le devenir;

Par la cessation du devenir, la naissance;

Par la cessation de la naissance, cessent la vieillesse et la mort, la souffrance, la lamentation, la douleur, le chagrin et le désespoir.

Ainsi cette masse complète de souffrance cesse.”

Bien que dans le Bouddhisme le temps soit considéré comme un pur concept (paññatti), dans le langage de la vérité conventionnelle (sammutisacca) nous parlons de trois périodes de temps; et la formulation du paṭicca-samuppāda peut être prise comme représentant les trois périodes de temps, nommément le passé, le présent et le futur. Les deux facteurs que sont l’Ignorance et les Formations Volitives (avijjā et saṅkhāra), appartiennent au passé; les huit suivants, commençant avec la conscience (viññāṇa), appartiennent au présent; et la dernière triade : la naissance, la vieillesse et la mort, appartient au futur.

Dans cette Roue de l’Existence il y a ensuite trois liens de connexion (sandhi). Entre le dernier facteur du passé : les Formations Volitives (saṅkhāra), et le premier facteur du présent : la conscience (viññāṇa), il existe un lien consistant en cause passée et fruit présent (hetuphala). La conscience, la Mentalité-Matérialité, la base sextuple, le contact et la sensation sont des effets, dans cette vie présente, causés par l’Ignorance et les Formations Volitives du passé. En raison de ces cinq facteurs viennent à l’existence trois autres facteurs, nommément : l’Envie impérieuse, l’Adhérence et le Devenir, qui produiront une naissance dans le futur. Par conséquent, entre la Sensation et l’Envie impérieuse il existe un autre lien consistant en fruit présent et cause présente (hetu-phala). En raison de l’envie impérieuse, de l’adhérence et du Devenir du présent sont produits la Naissance, la Vieillesse et la Mort dans le futur. Par conséquent, entre le Devenir et la Naissance, il existe un autre lien. Ces trois liens consistent en quatre sections :

  1. L’Ignorance, les Formations Volitives;
  2. La Conscience, la Mentalité-Matérialité, la Base Sextuple, le Contact, la Sensation;

iii.              L’Envie Impérieuse, l’Adhérence, le Devenir;

  1. La Naissance, la Vieillesse et la Mort.

“Cinq causes dans le passé

Et maintenant un fruit quintuple,

Cinq causes maintenant

Et un fruit quintuple à venir.”

Le texte mentionne ‟Ignorance” et ‟Formations Volitives” en tant que causes passées. Mais celui qui est ignorant, rêve, et rêvant, adhère, et avec son adhérence comme condition, apparaît le devenir, par conséquent, l’envie impérieuse, l’adhérence et le devenir sont inclus également. Donc, il est dit : ‟Dans le devenir de processus de kamma antérieur, il y a une illusion qui est ‟l’ignorance;” il y a une accumulation qui est la formation; il y a l’attachement qui est ‟l’envie impérieuse”, il y a ‟l’embrassade” qui est ‟l’adhérence‟, il y a la volition qui est le ‟devenirˮ; ainsi ces cinq choses dans le devenir du processus du kamma antérieur sont des conditions pour le lien de renaissance ici et maintenant (dans le devenir présent).ˮ

Donc, le fruit quintuple dans la vie présente, tel que décrit dans le texte, est représenté par cinq facteurs : la Conscience, la Mentalité-matérialité, la Base Sextuple, le Contact et la Sensation.

Il existe cinq causes que nous produisons maintenant parmi lesquelles le texte ne fait état que de l’Envie impérieuse, l’Adhérence et le Devenir. ‟Mais quand le Devenir est inclus, les Formations qui le précèdent ou qui lui sont associées, sont incluses aussi. Et en incluant l’Envie impérieuse et l’Adhérence, l’Ignorance qui leur est associée, par laquelle l’homme illusionné produit du kamma, est incluse aussi. Donc ils sont cinq. ˮ

Quintuple est le fruit que nous récoltons dans le futur. Ceci est représenté par la Conscience, la Mentalité-Matérialité, la Base Sextuple, le Contact et la Sensation. Le texte décrit aussi la naissance, la vieillesse et la mort en tant que fruit futur quintuple. La naissance est véritablement représentée par ces cinq facteurs commençant par le Conscience et se terminant par la sensation. La vieillesse et la mort sont la vieillesse et la mort de ces cinq facteurs.

Par une analyse minutieuse, il devient clair que dans cette Genèse Interdépendante, (paṭiccasamuppāda), dans ce processus répété de renaissances, dans ce Cycle d’Existence, il n’y a rien de Permanent, rien qui ne soit une âme-entité perdurant qui transmigre d’une naissance vers la suivante. Tous les dhammas sont interdépendants en causalité, ils sont conditionnés (sabbe dhammā paṭiccasamuppannā), et ce processus d’évènements est totalement libre de la notion de jīvātma ou de paramātmā, âme microcosmique, ou âme macrocosmique. Ce fut la réalisation que cet ātma était une illusion, un mirage, qui rendit la doctrine du Bouddha si singulière et si révolutionnaire.

Le Bouddha déclare : ‟Croire que l’auteur de l’acte sera le même que celui qui fait l’expérience de ses fruits (dans la vie suivante) : c’est une extrême. Croire que l’auteur de l’acte et celui qui expérimente ses résultats sont deux personnes différentes : c’est l’autre extrême. Ces deux extrêmes ont été évitées par le Bienheureux qui a enseigné la vérité qui se trouve dans la voie médiane des deux, à savoir : Par l’ignorance les formations de Kamma sont conditionnées et ainsi de suite (voir la formule). Ainsi est produite toute cette masse de souffrance.”

Donc les anciens disaient :

‟Il n’y a pas d’auteur de l’action

Ou un être qui récolte le fruit de l’action;

Seuls les phénomènes s’écoulent

Aucune autre vue hormis celle-ci n’est correcte.”

‟Car ici il n’y a point de dieu Brahmā,

Créateur de la ronde des naissances

Seuls les phénomènes s’écoulent ‒

Les causes et les éléments étant leur condition.”

En conclusion de cet essai sur la Genèse Interdépendante, une confusion qui pourrait apparaître dans l’esprit du lecteur, devrait être anticipée. Si conformément à la Genèse Interdépendante les choses sont déterminées par des conditions, l’on pourrait être enclin à penser que le Bouddha a encouragé le fatalisme ou le déterminisme, selon quoi la liberté humaine et le libre arbitre sont mis de côté.

Mais qu’est-ce que le fatalisme ? D’après le dictionnaire de philosophie : ‟Le fatalisme est le déterminisme, spécialement sous sa forme théologique qui affirme que toutes les activités humaines sont prédéterminées par Dieu.” Le déterminisme d’après le dictionnaire anglais d’Oxford, est : ‟la doctrine philosophique d’après laquelle l’action humaine n’est pas libre mais nécessairement déterminée par des motifs, qui sont considérés comme des forces extérieures agissant sur la volonté.” La doctrine du kamma réfute tout ceci. Une compréhension claire du Bouddhisme montre que le Bouddha n’a jamais souscrit à la théorie selon laquelle toutes choses sont déterminées de façon inaltérable; que toutes choses arrivent par une nécessité inévitable. Partout nous constatons l’existence de certaines lois et conditions qui opèrent, et une d’entre elles est cetanā ou la volition, qui est le karma (kamma). Il n’y a pas d’être qui décrète une loi, pas d’agent externe pour interférer avec les évènements mentaux et matériels. En raison de causes et de conditions les choses viennent à l’existence. Avec la cessation des conditions et des causes les choses prennent fin.

Ainsi est ce jeu sans fin de l’action et de la réaction, maintenu en mouvement perpétuel par le kamma dissimulé par l’ignorance et propulsé par l’envie impérieuse. En aucun cas ceci affecte-t-il la liberté de la volonté et la responsabilité de l’homme par rapport à ses actes (son kamma).

En dernier, disons quelques mots à propos du ‟libre arbitre ˮ: la volonté n’est pas quelque chose de statique. Ce n’est pas une entité positive, ou une entité ontologique reposant sur soi. La volonté est aussi momentanée que n’importe quel autre état du mental; il n’existe, par conséquent, pas de ‟volonté” en tant que ‟chose” (ontologique) vouée à être libre ou pas libre. La vérité de cette ‟volonté”, c’est qu’elle est conditionnée et un phénomène éphémère.

Pour l’authentique Bouddhiste, la première préoccupation dans la vie n’est pas la pure spéculation, ou des voyages vains dans des régions imaginaires relevant d’une haute fantaisie, mais la réalisation du vrai bonheur et de la délivrance de tous les maux. Le paṭicca-samuppāda, qui traite du mal-être et de la cessation de ce mal-être, est le concept central du Bouddhisme, et il représente la fleur la plus précieuse de la pensée Indienne.

 

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